
Optimiser votre fiche Google My Business en 10 actions.
Mathieu ThiryVisibilitéRéférencementUn prospect entend parler de vous dans un salon ou par une recommandation. Avant de vous écrire, il tape votre nom dans Google. Ce qui s’affiche en premier n’est pas votre site : c’est votre fiche d’établissement, avec vos horaires, vos photos et vos avis. Une fiche vide ou périmée répond à sa place, et elle répond mal. Voici les dix actions, pour optimiser votre fiche.
1. Remplissez chaque champ, sans exception.
Google indique dans sa documentation que les fiches complètes sont favorisées dans les résultats locaux. Et de toute façon, chaque champ vide est une question que le prospect se pose sans obtenir de réponse. À remplir :
- Adresse et zone desservie
- Horaires, jours fériés compris
- Téléphone et site web
- Date d’ouverture
- Moyens de paiement
Le champ le plus négligé est le plus bête : les horaires. Une fiche qui affiche « fermé » un mardi ouvré, ou qui ignore les jours fériés, envoie les appels chez le concurrent d’à côté. Mettez un rappel à chaque changement d’horaires saisonnier.
2. Choisissez votre catégorie principale au plus près de votre métier.
La catégorie principale dit à Google pour quelles recherches vous montrer. Agence de création de sites web et Agence de marketing ne déclenchent pas les mêmes requêtes. Prenez la plus précise qui correspond à ce que vous vendez vraiment, pas la plus large.
Les catégories secondaires couvrent le reste de l’activité. Chacune doit correspondre à une prestation que vous facturez : une catégorie posée pour ratisser large dilue le signal de la principale.
3. Écrivez nom, adresse et téléphone à l’identique partout.
Google recoupe votre fiche avec tout ce qu’il trouve ailleurs : votre site, les annuaires, vos profils sociaux. Si l’entreprise s’appelle « TeneX Studio » ici et « Studio TeneX » là, si le numéro change de format d’une plateforme à l’autre, le recoupement se dégrade. La confiance du prospect aussi.
La règle tient en une phrase : le même nom, une seule écriture de l’adresse, un seul numéro, copiés-collés partout. Faites la liste de vos présences en ligne une fois, corrigez tout, et gardez la liste pour les prochaines créations de compte.
4. Rédigez la description avec les mots de vos clients.
Vous avez 750 caractères. Ils se remplissent vite avec du jargon, et le jargon ne correspond à aucune recherche réelle. Écrivez ce que vous faites, pour qui, où, avec les mots qu’un client emploierait au téléphone. Les requêtes que vous visez doivent s’y trouver naturellement : création de site internet à Nantes se cherche, accompagnement digital global non.
Relisez la description à voix haute. Si un client ne pourrait pas prononcer une phrase, elle saute.
5. Publiez des photos réelles, et continuez d’en publier.
Vos locaux, votre équipe, vos réalisations, votre produit en fonctionnement. Prises au téléphone si nécessaire : une vraie photo moyenne bat une image de banque parfaite. Les visuels génériques se repèrent au premier regard, souvent sans que le visiteur sache nommer pourquoi. Nous avons listé les signes qui trahissent un visuel généré, et ils s’appliquent à une fiche Google autant qu’à un site.
La fréquence compte autant que la qualité. Une fiche dont la dernière photo date de trois ans raconte une entreprise à l’arrêt ; une photo par mois suffit à raconter l’inverse.
6. Renseignez vos prestations et vos attributs.
Les rubriques produits et services affichent votre catalogue directement dans la fiche, avec les prix si vous le souhaitez. Les attributs (accès PMR, paiement sans contact, sur rendez-vous) répondent aux questions pratiques avant qu’elles ne soient posées. Ces rubriques sont sous-utilisées, donc les remplir vous distingue à peu de frais.
Ajoutez aussi vos profils sociaux. La fiche peut afficher vos liens LinkedIn, Instagram ou YouTube : autant de preuves d’activité à un clic.
7. Ouvrez un canal de contact direct, et tenez-le.
Bouton de réservation, messagerie, questions-réponses : chaque canal ouvert enlève une friction entre le prospect et vous. Mais un canal ouvert engage. Une question publique sans réponse depuis quatre mois se voit, et elle se lit comme une promesse non tenue.
N’ouvrez que ce que vous pouvez tenir sous 24 heures. Un seul canal réactif vaut mieux que trois canaux muets.
8. Demandez les avis, répondez à tous.
Les avis sont la rubrique que le prospect lit vraiment. Deux gestes, systématiques :
- Demander un avis après chaque projet livré, au moment où le résultat est frais.
- Répondre à chaque avis reçu, bons compris.
Le prospect qui lit vos réponses évalue comment vous traitez vos clients. Une réponse posée à un avis négatif rassure plus qu’une page de cinq étoiles muettes.
Ne rédigez jamais l’avis à la place du client, et n’en achetez aucun. Un verbatim réel, avec un vrai nom et une vraie entreprise, fait le travail qu’aucun texte arrangé ne fera.
9. Publiez des posts pour montrer que la fiche vit.
Une offre, un événement, une réalisation livrée, un article publié. Les posts Google apparaissent directement dans la fiche et signalent une entreprise en activité, à Google comme au visiteur. Le rythme n’a pas besoin d’être soutenu : un post par mois tient la fiche vivante, zéro post par an la laisse mourir.
Recyclez ce que vous produisez déjà. Un post LinkedIn se réécrit en post Google en cinq minutes.
10. Reliez la fiche à une page qui convertit.
Le clic sur « Site Web » est le moment où la fiche a fini son travail et où votre site commence le sien. Si ce clic atterrit sur une page lente ou muette sur ce que vous vendez, tout ce qui précède est perdu. Le prospect était chaud, la page l’a refroidi.
La page d’atterrissage doit reprendre l’identité de la fiche, même nom, même promesse, et proposer une action, une seule : réserver un créneau ou demander un devis. C’est le même principe que pour une hero section : le visiteur arrive avec une intention, la page la confirme ou la casse dans les premières secondes.
Comment Google classe les fiches.
Google documente trois critères pour l’ordre des résultats locaux :
| Critère | Ce que Google mesure | Votre levier |
|---|---|---|
| Pertinence | L’adéquation entre la fiche et la recherche | Catégories et description (actions 1 à 6) |
| Distance | La proximité entre l’internaute et l’établissement | Aucun |
| Proéminence | La notoriété : avis, mentions sur le web, référencement du site | Avis + site travaillé |
La proéminence se construit des deux côtés : les avis sur la fiche, et un site travaillé derrière, avec des données structurées schema.org, des pages qui répondent aux recherches de vos clients et un temps de chargement tenu. La fiche et le site renforcent chacun le classement de l’autre.
Ce que les réponses des IA changent.
Une part croissante des recherches ne passe plus par la page de résultats. Elle passe par le GEO : être recommandé par ChatGPT, Perplexity, les réponses IA de Google. Ces réponses se construisent sur des sources publiques : votre fiche, vos avis, votre site, les mentions de votre entreprise ailleurs. Une fiche complète et cohérente avec le site nourrit ces réponses ; une fiche vide vous en absente.
C’est un travail qui se pense dès la conception du site, pas après. Julien Tessier, fondateur de Padel Day, après la livraison de son site : « Il a aussi pensé le référencement et le GEO dès le départ, prêt à être trouvé sur Google et recommandé par les IA. »
La fiche amène le clic. Le site signe le client.
Une fiche optimisée fait exactement une chose : amener un prospect déjà intéressé jusqu’à votre porte. La suite dépend de la page derrière. Si vous avez un lancement ou un salon devant vous et que cette page n’est pas à la hauteur, c’est le moment de la refaire. Voici ce que comprend chaque site que nous livrons.
Et si vous voulez qu’on regarde ensemble la cohérence entre votre fiche et votre site, réservez un appel, trente minutes pour cadrer votre projet.
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